vendredi 22 juillet 2011

Service de pannychide à la mémoire de Vladimir Dimitrijevic : le samedi 6 août 2011

Lire l'article de Georges NIVAT dans Le Temps de ce samedi 30 juillet 2011 : http://www.letemps.ch/culture/livres

et l'hommage du ministre de la culture, M. Frédéric Mitterrand :
http://www.actualitte.com/actualite/26896-dimitrijevic-vlaimir-mitterrand-catalogue-risques.htm



LES ÉDITIONS L’ÂGE D’HOMME
vous prient d’assister au service de pannychide
à la mémoire de leur fondateur et directeur
Monsieur Vladimir Dimitrijevic
le 40e jour suivant son décès survenu le 28 juin 2011
qui sera célébré en la paroisse Saint-Sava de l’Église orthodoxe serbe















par l’archiprêtre Jivko Panev et le hiéromoine Justin
LE SAMEDI 6 AOÛT 2011
À PARTIR DE 17h30















Paroisse Saint-Sava
23, rue du Simplon - 75018 Paris (M°Simplon)














La cérémonie sera suivie de la projection du film
PERSONNE DÉPLACÉE
Portrait de Vladimir Dimitrijevic
produit par le Père Nicolas Ozoline et réalisé par Jean-Pierre Bonneau
pour l’émission « Orthodoxie » sur France 2

Pour tout renseignement :
Librairie L’Âge d’Homme - Tél. : 01 55 42 79 79














Courriels : lagedhomme@orange.fr / lydwine.helly@free.fr

jeudi 7 juillet 2011

Articles du Monde et de Valeurs actuelles sur Dimitri








Editeur, fondateur des éditions de L'Age d’Homme
Vladimir Dimitrijevic

S'il ne fallait retenir qu'un titre, cela serait à coup sûr Vie et destin, de Vassili Grossman. Vladimir Dimitrijevic, fondateur des éditions de L'Age d'Homme, qui s'est tué accidentellement, sur le trajet de Lausanne à Paris, mardi 28 juin, en a été le premier éditeur suisse en 198o. Le KGB, la police secrète soviétique, avait réussi à s'emparer du manuscrit de l'auteur mort en 1964 et l'avait détruit, mais grâce à des microfilms passés à l'Ouest, Vladimir Dimitrijevic a pu récupérer ce livre magistral qui fait de la bataille de Stalingrad, le coeur de l'affrontement entre deux totalitarismes impitoyables celui du nazisme contre le communisme. Vladimir Dimitrijevic, « Dimitri », comme l'appelaient ses amis, était un éditeur hors norme, qui avait une approche universelle de la littérature. Son portrait se confond avec ses lectures. II a, au fil du temps, construit méthodiquement un catalogue, riche de 45oo titres, et en novembre, il s'apprêtait à fêter les 45 ans de L'Age d'Homme, maison qu'il avait fondée à Lausanne, en 1966, et dont le siège social qui fait aussi librairie est situé à Paris, rue Férou. L'Age d'Homme « est un archipel littéraire à nul autre pareil, fruit de ses médita¬tions passionnées », dit l'éditeur Pierre¬ Guillaume de Roux, fils de Dominique de Roux, l'éditeur de L'Herne qui avait créé sa maison, au même moment. Vladimir Dimitrijevic s'était lié avec un troisième éditeur, aussi passionné de littérature étrangère: Christian Bourgois, mort en 2007. Ces trois hommes méritent le titre de passeur.

28 mars 1934 Naissance à Skopje 1954 Quitte la Yougoslavie 1966 Fonde les éditions L'Age d'homme à Lausanne 1976 Publie « Les Hauteurs béantes », d'Alexandre Zinoviev 1980 Publie « Vie et destin », de Vassili Grossman 28 juin 2011 Mort dans un accident de voiture, près de Clamecy (Nièvre)

Serbe au pays de Vaud, Vladimir était né le 2 8 mars 1934 à Skopje, alors en Yougosla¬vie. Son père artisan horloger, qui devint le premier importateur de montres à Belgrade, eut maille à partir avec le régime communiste et fut à plusieurs reprises emprisonné. Il inculqua à son fils unique le sens du travail, mais aussi l'importance de la foi orthodoxe. Celle-ci ne le quitta jamais.
Elève brillant, « Dimitri » est très tôt un grand passionné de littérature. Il a lu Balzac, à 13 ans, avant les grands romans russes de Dostoïevski et de Tolstoï. La deuxième passion, qui servait d'exutoire à Vladimir Dimitrijevic, était le football. Il avait été gardien de but en Yougoslavie. Il a raconté cette passion dans un essai, La vie est un ballon rond.
En 1954, son père l'incite à quitter la You¬goslavie, pays où il n'a pas d'avenir. Cet exil le marquera et, plus tard, il s'est reconnu dans L'Ange exilé de Thomas Wolfe. Il quitte son pays natal, de manière rocambolesque sous le nom de Jacques Booth, emprunté à un citoyen belge dont il avait récupéré le passeport. Sur ce document officiel, il était censé avoir 30 ans et les yeux bleus, alors qu'il en avait tout juste 19 et que ses iris étaient noisette. Le voici donc, débarquant sans rien, de manière clandestine, en Suisse. Il devient libraire chez Payot. En 1966, il fonde les éditions de L'Age d'homme.
De son premier livre Petersbourg d'Andrei Biely naît une amitié indéfectible avec Dominique de Roux, Jacques Catteau et Georges Nivat, le premier lui céda la traduction faite pour les éditions de L'Herne par les seconds, alors de tout jeunes universitaires, encore inconnus. Gallimard, détenteur des droits de Petersbourg, avait bloqué la parution en France. En revanche, rien n'empêchait la publication par un éditeur suisse. Ce livre a inauguré la collection « Les Classiques slaves », première pierre du catalogue en cours d'édification.
Commence alors l'essor de L'Age d'Homme. Grand lecteur et découvreur passionné dans tous les domaines, Vladimir Dimi¬trijevic a conçu son catalogue, comme une mosaïque colorée et diverse qui comprend des auteurs slaves, mais aussi italiens, suisses romans, américains, etc. Avant l'heure, il a été en quelque sorte un concepteur de la littérature-monde. Parmi les livres qui ont marqué sa carrière d'éditeur, on peut citer La Chronique de Travnik d'Ivo Andric, Cavalerie rouge d'Isaac Babel, Le Cheval rouge d'Eugenio Corti, les oeuvres d'Albert Caraco, Pierre Gripari, Charles-Albert Cingria, Georges Haldas... Une place à part doit être faite à Migrations de Milos Tsernianski, le grand livre du peuple serbe, « le roman de toutes les fidélités et de toutes les nostalgies ». Quand il l'évoquait, il avait presque toujours des larmes dans les yeux.
Avec Bernard de Fallois, qui dirige Julliard, et avec lequel il a tissé des liens d'amitié, il publie en 1979 Le Retournement, puis la tétralogie des Humeurs de la mer, de Vladimir Volkoff. Avant cela, en 1976, la parution en russe par L'Age d'homme de l'essai Les Hauteurs béantes d'Alexandre Zinoviev constitue un événement. L'auteur sera expulsé d'URSS en 1978, après la paru¬

Découvreur passionné, il a concu son catalogue comme une mosaïque colorée

tion de L'Avenir radieux et du Veilleur de nuit, ces trois livres formant une trilogie à charge contre le régime soviétique. Enfin, c'est la révélation de Vie et destin de Vassili Grossman, en 198o.
Vladimir Dimitrijevic était un homme de grande fidélité à ses amis, à la littérature, à sa foi et aussi à son pays. L'éclatement de la Yougoslavie, après la mort de Tito, l'a conduit à prendre fait et cause pour les Serbes. Son engagement le mène à publier les livres de Dobritsa Tchossitch, qui fut le premier président de la République fédérale de Yougoslavie (1992-1993) et qui était considéré comme « le Père de la Nation serbe », mais aussi des textes politiques de Slobodan Millosevic. Plusieurs de ses amis proches en Suisse et ailleurs rompent avec lui, en raison de ses prises de position politiques en faveur des nationalistes serbes. Son retour en grâce dans les milieux intellectuels est récent.
Dans les années 1990, Vladimir Dimitrijevic avait entrepris la publication de l’intégralité du journal intime du philosophe suisse romand Henri Frédéric Amiel. en 1986, il avait lui-même publié un livre d’entretiens avec Jean-Louis Kuffer, Personne déplacée (éd. Favre).
Editeur atypique, Vladimir Dimtrijevic n’écrivait pas. On ne recevait jamais de lettres de lui, tout juste des cartes postales. Il ne se considérait pas comme un intellectuel. C’était un homme de parole et surtout un homme de la parole donnée. Dans ses relations avec les auteurs, la question des contrats l’ennuyait. De même, le suivii d’un livre lui importait peu. Il négligeait les services de presse. A partir du moment où un ouvrage était mis à disposition du public, il estimait qu’il avait rempli sa mission.
Le financement de sa maison, en partie assuré par ses succès de librairie, constituait un autre mystère. A L’Age d’Homme, où travaillait à ses côtés sa fille Andonia, il n’avait pas préparé sa succession. Veuf depuis un an, il est aussi père d’un fils banquier aux Etats-Unis. Il s’est endormi, mardi soir, au volant de sa camionnette, dans laquelle il transportait ses livres. « Ta camionnette, c’est ta vie », lui disait souvent, son ami très proche, l’écrivain italien Roberto Calasso. Il y dormait parfois et, souvent, il y avait des intuitions de grâce.
Alain Beuve-Méry
Le Monde, 7 juillet 2011.


Bruno de Cessole, Parti pris, Valeurs actuelles, 7 juillet 2011.
Adieu à un insoumis, Vladimir Dimitrijevic
C’est à l’entrée de Clamecy, sur cette route de Lausanne à Paris qu’il empruntait tous les quinze jours au volant d’un véhicule croulant sous les livres, et où il avait déjà subi un grave accident, que ce grand “passeur” de l’édition a trouvé la mort ce mardi 28 juin. Une mort qui endeuille non seulement sa famille et ses proches mais tous les ressortissants de l’univers sans frontières de la littérature et de l’esprit.
Il y a deux semaines, nous dialoguions ensemble autour du micro de Lydwine Helly et c’était, comme toujours, un bonheur que de l’écouter célébrer la littérature et les écrivains qui nous étaient chers. « C’est la famille ! », s’exclamait-il avec une ferveur communicative, avant de m’offrir, prodigue, ses “derniers-nés” : le premier volume de la nouvelle édition des œuvres complètes de Charles-Albert Cingria, le volume 36 des Cahiers Alexandre Vialatte, et le somptueux Dictionnaire Octave Mirbeau… Le lendemain, je passai rue Férou pour un hommage à Vladimir Volkoff dont il publiait un inédit, Douce orthodoxie. Et nous convenions de nous revoir prochainement pour l’article que je comptais écrire sur le quarante-cinquième anniversaire de la création de l’Âge d’Homme, qu’il avait lancé en 1966 à Lausanne.
Le destin en a décidé autrement. “Dimitri”, comme l’appelaient ses amis, a rejoint la seule patrie où il ne connaîtra pas la douleur de l’exil, ce bannissement qu’il avait lui-même choisi pour ne pas subir l’oppression communiste dont sa terre natale, la Yougoslavie, était victime. Démuni et solitaire, mais riche de courage, de ferveur et de projets, le jeune homme qui avait débarqué en Suisse avec un faux passeport à l’orée des années 1950 avait exercé maints petits boulots précaires avant de concrétiser son rêve, servir la cause du livre, d’abord comme libraire puis comme éditeur.
L’Âge d’Homme n’était pas une maison d’édition banale, c’était, c’est, un archipel voué à accueillir les “anges exilés”, incompris ou bannis de toutes les littératures européennes. En quelques décennies, au mépris des contingences mesquines mais avec une générosité, un enthousiasme, rares, Dimitri y a publié 4 500 ouvrages, de tous horizons, avec pour seuls critères la qualité des textes et l’exigence, l’engagement des auteurs, de quelque obédience qu’ils fussent. On ne compte plus les écrivains russes et slaves, mais aussi italiens, anglais, français et suisses, dont il fut le découvreur, l’exhumeur ou l’ambassadeur, aussi tenace que convaincant. D’Andreï Biély à Alexandre Blok, d’Ignacy Witkiewicz à Alexandre Zinoviev, de Thomas Wolfe et Ivy Compton-Burnett à Eugenio Corti et Umberto Saba, de Milos Tsernianski à Ivo Andritch, de Georges Haldas à Étienne Barilier, de Pierre Gripari à Vladimir Volkoff…
Que grâces lui soient rendues pour avoir ouvert tant de portes, et si bien servi ceux qui font chanter les mots de la tribu. Et que l’Âge d’Homme poursuive encore longtemps son aventure ! Bruno de Cessole
À lire L’autobiographie sous forme d’entretiens avec Jean-Louis Kuffer : Personne déplacée, aux éditions Pierre-Marcel Favre (1986)

mercredi 6 juillet 2011

Pour Dimitri

Le petit office (panikhida) du 9e jour sera célébré jeudi 7 juillet à 19h à l'église de la "Présentation de la Vierge au Temple", 91 rue Olivier de Serres 75015 Paris (métro Porte de Versailles ou Convention) par le père Nicolas Ozoline.

mercredi 29 juin 2011

Notre Dimitri









Ses enfants:
Marko Dimitrijevic, avec sa femme Shelly
et leurs enfants Anna, Max et Sebastiano et Andonia Dimitrijevic;
ainsi que les familles parentes, alliées, les amis et les collaborateurs,
ont l’immense tristesse de vous faire part du décès de
Monsieur Vladimir DIMITRIJEVIC
fondateur et directeur des éditions «L’Age d’Homme», Lausanne
leur très cher père, grand-père, collaborateur, allié et ami, enlevé à leur tendre affection
le 28 juin 2011, dans sa 78e année.
En lieu et place de fleurs, vous pouvez contribuer à soutenir son oeuvre d’éditeur indé-
pendant en versant un don sur le compte des éditions «L’Age d’Homme», Ccp 10-27075-2.
Domicile de la famille : Andonia Dimitrijevic, 5, rue de l’Ale, 1003 Lausanne.
Cet avis tient lieu de faire-part.
Une cérémonie orthodoxe aura lieu le mardi 5 juillet 2011 à 15 heures à Lausanne : chapelle de Montoie, 5 chemin du capelard (chapelle B).









AFP (LH)

Vladimir Dimitrijevic (28 mars 1934-28 juin 2011)


Vladimir Dimitrijevic, fondateur et directeur des éditions L’Age d’Homme, est décédé le 28 juin 2011 à l’âge de 77 ans (accident de voiture sur le trajet Lausanne-Paris). Grand « passeur », Dimitri était un des derniers grands éditeurs, à la fois grand lecteur et découvreur passionné, dans tous les domaines. Vladimir Dimitrijevic avait conçu le catalogue (4500 titres disponibles) comme une mosaïque colorée et diverse, ainsi qu’il aimait à le dire. Editeur entre autres de Cingria, Gripari, Witkiewicz, Vassili Grossman, Alexandre Zinoviev, Vladimir Volkoff, Pierre Marie Gallois, Georges Haldas, Eugenio Corti, Caraco, Milos Tsernianski, Dobritsa Cosic… Son histoire se confond avec celle de la littérature mondiale. La devise de la maison : « Une ouverture sur le monde ». L’enracinement de ce passeur de livres et d’idées était l’orthodoxie, et son pays, la Serbie.
Né en 1934 à Skopje (Yougoslavie), fils d’un horloger qui sera persécuté par le régime de Tito et sera plusieurs fois emprisonné. Passionné de littérature et de football, Dimitri quitte clandestinement la Yougoslavie en 1954 : il a 20 ans. Il arrive en Suisse et devient libraire chez Payot – les clients se souviennent encore de ce jeune libraire. Il fonde en 1966 la maison d’édition L’Age d’Homme, accomplissant ainsi son rêve de jeunesse. Le premier livre événement de la maison est Petersbourg d’Andrei Biely. Le roman inaugure la prestigieuse collection des « Classiques slaves » dirigée par Jacques Catteau, Vladimir Dimitrijevic, Georges Nivat et Gérard Conio. Dominique de Roux avait donné ce manuscrit à Dimitri pour l’aider à lancer L’Age d’Homme.
Editeur fêté et reconnu dans les années 70-80 pour la découverte des grands écrivains dissidents, Dimitri souhaite être un éditeur indépendant. Et il l’était ! Sa loyauté envers son pays d’origine (la Serbie) lui vaut de nombreuses inimitiés dans les années 90. Mais la maison continue de se développer avec les collections : Archipel slave, Le Révizor, Classiques slaves, Dossier H, Ecrits sur le cinéma, Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle, Petite Belgique, Poche Suisse, Slavica, Théâtre XXe siècle… Et les revues : Communisme, La Lumière du Thabor, Mélusine, Politica Hermetica, Revue des Etudes italiennes…
La Fondation L’Age d’Homme continuera la mise en valeur et le développement des éditions L’Age d’Homme.

Pour en savoir plus, Dimitri avait fait des entretiens avec Jean-Louis Kuffer sous le titre Personne déplacée (1ère édition Favre ; 2ème éd. Poche Suisse). En préparation, d’autres entretiens avec Gérard Conio et Lydwine Helly sous le titre Béni soit l’exil (automne 2011). La maison d’édition fête ses 45 ans le samedi 26 novembre 2011 à la Mairie du VIe arrondissement (place Saint-Sulpice).

Le site http://www.lagedhomme.com
Le blog http://librairieagedhomme5rferouparis.blogspot.com/
Librairie L’Age d’Homme 5 rue Férou 75006 PARIS 01 55 42 79 79
lydwine.helly@free.fr 06 75 87 17 02


Un livre est à la librairie de rue Férou pour ceux et celles qui veulent témoigner leur sympathie, admiration, peine à Vladimir Dimitrijevic.


Notre Dimitri a eu un accident de voiture hier soir mardi 28 juin en venant à Paris. Il est mort.

Vous pouvez passer à la rue Férou ou appeler 01 55 42 79 79 ou mon portable 06 75 87 17 02.

Lydwine









Cette photo date de 2007. C'est bien lui, attentif et concentré.





samedi 18 juin 2011

NOUVEAUTE : OUVERTURE D'UN RAYON "LIVRES RARES" RUE FEROU

JUIN 2011

La librairie L’Age d’Homme de la rue Férou (Paris)
ouvre un rayon « livres rares »

Vous cherchez un titre : déposez ou envoyez-nous les références précises
Chaque mois, nous vous proposons une liste d’éditions rares

Les livres du mois de juin 2011

1. Honoré de Balzac (1799-1850), La Rabouilleuse, Lausanne, La Guilde du Livre, 1949, exemplaire numéroté : n°441. Reliure toilée rouge, titre à l’or fin. Très bon état. 10 euros.
Appartient aux scènes de province de la Comédie humaine. Date de 1840-1843 (versions presse et livre). Extraordinaire roman de mutations familiales et financières de la Terreur à la Restauration.

2. La Bible, trad. française sur les textes originaux par le chanoine Émile Osty (1887-1981), avec la collab. de l’abbé Joseph Trinquet, Lausanne, Rencontre, 1970-1973, 22 vol. in 8°, reliure éditeur : cartonnage skyvertex blanc simili vélin, intéressant cahier d’illustrations à la fin de chaque volume, Très bon état. 150 euros.

3. Robert Brasillach (1909-1945), Œuvres complètes, annotées par Maurice Bardèche, Paris, Le Club de l’honnête homme, 1963-1966, 12 vol. reliés skyvertex bleu, gravés à l’or fin. Fac-similés d’archives au format d’origine. Très bon état. Numéroté 3072/3600. sur Papier Bouffant bibliophile des Papeteries Prioux. 700 euros.
Rare ensemble complet et numéroté de l’édition originale au tirage limité. Vol. 1. Romans : Le voleur d’étincelles-L’enfant de la nuit-Le marchand d’oiseaux-Les captifs (665 p.), préface de Marcel Aymé ; vol. 2. Romans : Comme le temps passe-Les sept couleurs-Laurence Archambault, (555 p.) ; vol. 3. Romans : La conquérante-Six heures à perdre (550 p.) ; vol. 4. Théâtre : Domremy-Bérénice-Adaptation scénique du procès de Jeanne d’Arc-La tragédie d’Hamlet-Macbeth-Le marchand de Venise-Les captives-Septentrion (655 p.), préface de Jean Anouilh ; vol. 5. Chroniques : Léon Degrelle-Le siège de l’Alcazar-Histoire de la guerre d’Espagne-Lettre à un soldat de la classe 60-Mémorandum écrit par Robert Brasillach pour la préparation de son procès (649 p.) ; vol. 6. Chroniques : Notre avant-guerre-Journal d’un homme occupé (624 p.) ; vol. 7. Œuvres critiques : Présence de Virgile-Portraits-Corneille (655 p.), préface de Thierry Maulnier ; vol. 8. Œuvres critiques : Animateurs de théâtre-Les quatre jeudis-Poètes oubliés-Appendices (691 p.) ; vol. 9. Œuvres critiques : Poèmes 1944-Poèmes de Fresnes-Chœur parlé pour la « Journée des absents » (1944)-Les frères ennemis-Chénier-Lettres écrites en prison-Anthologie de la poésie grecque-Appendices, inédits (707 p.) ; vol. 10. Histoire du cinéma-Correspondance inédite (615 p.), préface de René Clair ; vol. 11. Articles : Articles de « L’Action française »-Articles de « La Revue française »-La causerie littéraire de « L’Action française » (771 p.) ; vol. 12. Articles : La causerie littéraire de « L’Action française »-« Je suis partout », articles de 1941 à 1943-Articles publiés dans « Révolution nationale » (1943-1944)-Articles de « L’Echo de la France »- « La Chronique de Paris » (731 p.), préface de Henri Massis.
Inédits, fragments connus, articles, correspondances, un total de 7 868 pages, avec quelque 100 documents inédits.

4. Drouot 1984-1985. L’art et les enchères en France, Paris, Compagnie des Commissaires-priseurs de Paris, 296 pages. Grand in 4°. Reliure toile verte + jaquette. 20 euros.
Un an d’enchères avec les photos des objets, les cotes et une bibliographie.

5. Pierre Louÿs (1870-1925), La femme et le pantin, Genève, Slatkine, collection Fleuron, 1996, 228 pages, in 12°. Relié cartonné. Très bon état. 5 euros.

6. André Malraux (190-1976), Les voix du silence, Paris, Gallimard, 1951, 657 pages. 18x23 cm. relié. Très bon état. 40 euros.
D'abord publiés chez Skira en trois volumes (1947-1949) sous les titres : Psychologie de l'art – Le Musée imaginaire, La Création artistique, La Monnaie de l'absolu –, recomposés par l’auteur en 1951 dans un volume illustré chez Gallimard, sous le titre Les Voix du silence.

7. Chevalier d’Orgeix (1921-2006), vol. 1 : Cheval quand tu nous tiens, ‎Paris, éditions Médicis, 1948 , petit in 4° broché 240 pages , cahier de notes de travail préfacé par le général Donnio, illustré par le Prince Cantacuzène, photographies et dessins‎, numéroté n° 26 ; vol. 2 : Cheval quand tu nous as tenu, Paris, éditions Médicis, 1951, in 8° raisin, 228 pages‎, numéroté n° 1122. Très bon état. 150 euros.

8. PROUST - Album Proust. Iconographie choisie et commentée par Pierre Clarac et André Ferré.
Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1965, in 12°, plein cuir éditeur, jaquette et rhodoïd, 321 pages, 412 illustrations, index. Très bon état. 240 euros.
Rarissime album de la Pléiade.

9. Le Songe de Poliphile, [1499] Lausanne, Payot, 1926. Petit in 4°. Orné des compositions de Mantegna, gravées sur bois par Jean Cousin et Jean Goujon (172 ill.). Traduit de l’italien par Jean Martin. D’après l’édition Kerver Sur papier Hollande vergé de Rives. numéroté n° 1083/1300. 100 euros.
Ecrit en 1467 sous le titre : Hypnerotomachia Poliphili, publié une première fois par Alde Macune, Venise, 1499, le volume est traduit en français par Jean Martin (Le songe de Poliphile), et publié à Paris par Jean Kerver en 1546. Le présent volume (Payot 1926) reprend l’édition de 1546 et comprend une notice finale de Bernard Guégan « Sur Francesco Colonna et les éditions du Songe de Poliphile ». Roman d’initiation, roman érotique et ésotérique, le Songe de Poliphile eut une très grande influence sur la littérature et l’architecture de la Renaissance : les Médicis feront réaliser des jardins (ruines, temples, fontaines) à la ressemblance des gravures du Songe de Poliphile.

10. Témoignage d’un jeune foyer chrétien, Paris, Les éditions ouvrières, 1943, 192 p. in 16°. Fig., portr., fac-sim., couv. en couleurs. Assez bon état. 5 euros.
Une curiosité et un document caractéristiques de la Jeunesse étudiante chrétienne (JEC), fondée en 1929 dans la mouvance du catholicisme social, dont l’antinazisme très précoce est à l’œuvre pendant la 2nde Guerre Mondiale.

Librairie L’Âge d’Homme 5 rue Férou - 75006 Paris - 06 75 87 17 02
M° St-Sulpice ou Mabillon
courriel : lydwine.helly@free.fr

vendredi 17 juin 2011

NOUVEAUTE : RAYON "LIVRES RARES" A LA LIBRAIRIE DE LA RUE FEROU

dessin de Volkoff, illustrant la couverture de Douce orthodoxie






Lors de la belle soirée consacrée à l'inédit de Vladimir VOLKOFF (1932-2005), Douce orthodoxie (collection Archipel slave), nous avons annoncé la création d'un rayon "Livres rares" à la librairie L'Age d'Homme de la rue Férou.







La liste est disponible à la librairie L'Age d'Homme, 5 rue Férou, 75006 PARIS et sur demande à lydwine.helly@free.fr.







A suivre...




















lundi 30 mai 2011

En attendant le mercredi 15 juin 2011...

LE LIVRE VIENT DE PARAÎTRE !


Les éditions L’Âge d’Homme vous invitent au prochain « mercredi de la rue Férou »
le 15 juin 2011 (17h à 21h)

soirée Vladimir Volkoff (1932-2005)
parution de Douce orthodoxie
livre inédit

Vladimir Volkoff, Douce orthodoxie, préface Lydwine Helly, Lausanne, L’Âge d’Homme, coll. Archipel slave, 215 p. 12 euros.







à Cent exemplaires numérotés de Douce orthodoxie seront mis en vente exceptionnelle à la librairie L’Äge d’Homme de la rue Férou du 15 juin au 30 juin 2011, puis dans toutes les librairies à partir du 1er septembre 2011.

Homme de fidélité, nourri des Pères grecs et de Dostoïevski, Volkoff a tissé une œuvre où l’orthodoxie a croisé tous les thèmes qui habitaient l’écrivain. Et de manière intrinsèque, son entrée en littérature était ordonnée par son christianisme. Témoin cette note où il explique l’extraordinaire pseudonyme qu’il avait choisi « Lavr Divomlikoff », une anagramme en forme de devise puisque « Divomlikoff » signifie « l’imprimerie miraculeuse ».
C’est le fil rouge qui nous tiendra lieu de repère dans cette anthologie de textes regroupés en sept parties : 1. Je crois ; 2. Les couleurs de l’orthodoxie ; 3. Littérature et conversion ; 4. Fidélité ; 5. Rencontre ; 6. Amitié pour les anges ; et pour terminer, 7. Confession. Avec des extraits de romans, de pièces de théâtre, de nouvelles, d’essai, des articles, des dessins – et des inédits.

Présentation. Archives sonores. Débats. Dédicace.

En présence de Vladimir Dimitrijevic, fondateur et directeur des éditions L’Age d’Homme


Pour tout renseignement, consulter le blog :
http://librairieagedhomme5rferouparis.blogspot.com/
Librairie L’Âge d’Homme 5 rue Férou - 75006 Paris - 01 55 42 79 79
M° St-Sulpice ou Mabillon
courriel : lagedhomme@orange.fr












Liste des œuvres de Vladimir Volkoff

Les Vers Centaures de P.S. Porohovchikov (rédaction finale de Vladimir Volkoff), essai, Le Puy, Les Cahiers du Nouvel Humanisme, 1952. 62 p.
L’Agent triple, roman, Paris, Julliard, 1962. 219 p.
Métro pour l’Enfer, science-fiction, Paris, Hachette, 1963. 256 p. (Prix Jules Verne 1963) ; Lausanne, Âge d’Homme, 2005.
La civilisation française (sous le pseudonyme de Victor Duloup), manuel, New York, Harcourt, Brace and World, 1970. 327 p.
Les Mousquetaires de la République, roman, Paris, La Table Ronde, 1964. 320 p.
Les trois scorpions (sous le pseudonyme de Rholf Barbare), roman, Paris, Albin Michel, 1965. 210 p.
Le Trêtre (sous le pseudonyme de Lavr Divomlikoff), roman, Les Hautes-Plaines-de-Mane, Robert Morel, 1972. 340 p. ; sous le nom de Vladimir Volkoff, Paris-Lausanne, Julliard/L’Âge d’Homme, 1983 ; Paris, Presses-Pocket, 1985.
L’Enfant posthume (sous le pseudonyme de Lavr Divomlikoff), roman, Les-Hautes-Plaines-de-Mane, Robert Morel, 1972. 166 p. ; Lausanne, L’Âge d’Homme, 1990.
Tchaïkovsky : a self portrait, biographie, Boston-Londres, Crescendo publishing Company / Robert Hale, 1975. 348 p.
Vers une Métrique française, essai, Columbia South Carolina, French Literature Publications Company, 1977 (repris par Summa, Birmingham Alabama). 200 p.
Le Retournement, roman, Paris-Lausanne, Julliard/L’Âge d’Homme, 1979. 360 p. (Prix Chateaubriand 1979) ; rééd. avec une préface « Un quart de siècle après », Lausanne, L’Âge d’Homme, 2005.
Les Humeurs de la Mer, tétralogie romanesque : Olduvaï, La Leçon d’anatomie, Intersection, Les Maîtres du temps, Paris-Lausanne, Julliard/L’Âge d’Homme, 1980. 457 p. ; 456 p. ; 437 p. ; 441 p.
Le Complexe de Procuste, essai, Paris-Lausanne, Julliard/L’Âge d’Homme, 1981. 189 p.
Vladimir le Soleil rouge, biographie, Paris-Lausanne, Julliard/L’Age d’Homme, 1981. 410 p.
L’Exil est ma patrie, entretiens avec Jacqueline Bruller, Paris, Le Centurion, 1982.
Une Histoire surannée quelque peu, récit, Lausanne, L’Âge d’Homme, 1982. 54 p.
Le Tire-bouchon du bon Dieu, science-fiction, Paris, Presses-Pocket, 1982. 223 p.
Le Montage, roman, Paris-Lausanne, Julliard/L’Âge d’Homme, 1982. 348 p. (Grand Prix du roman de l’Académie française 1982).
Tchaïkovsky, Paris-Lausanne, Julliard/L’Age d’Homme, 1983. 441 p.
L’Amour tue, comédie, Paris-Lausanne, Julliard/L’Âge d’Homme, 1983. 168 p.
La Guerre des pieuvres, science-fiction, Paris, Presses-Pocket, 1983. 184 p.
Yalta, tragédie, Paris-Lausanne, Julliard/L’Âge d’Homme, 1983. 155 p.
Lawrence le Magnifique. Essai sur Lawrence Durrell et le roman relativiste, Paris-Lausanne, Julliard/L’Âge d’Homme, 1984. 140 p.
The Underdog Appeal, Macon (Georgia), Renaissance Press, 1984. 229 p.
Lecture de l’évangile selon saint Matthieu, Paris-Lausanne, Julliard/L’Âge d’Homme,1985. 243 p.
Le Professeur d’histoire, roman, Paris-Lausanne, Julliard/L’Âge d’Homme, 1985. 254 p.
La Désinformation, arme de guerre, textes de base présentés par Vladimir Volkoff, Paris-Lausanne, Julliard/L’Âge d’Homme, 1986. 274 p.
Nouvelles américaines, Paris-Lausanne, Julliard/L’Âge d’Homme, 1986. 241 p.
Du Roi, essai, Paris-Lausanne, Julliard/L’Âge d’Homme, 1987. 88 p.
L’Interrogatoire, roman, Paris-Lausanne, Fallois/L’Âge d’Homme, 1988. 200 p.
Le Mistère de saint Vladimir, théâtre, Lausanne, L’Âge d’Homme,1988. 67 p. (Prix Alfred de Vigny).
Les Hommes du Tsar, roman, Paris-Lausanne, Fallois/L’Âge d’Homme, 1989. 408 p.
Vladimiriana, recueil d’articles sur saint Vladimir, Lausanne, L’Âge d’Homme, 1989. 106 p.
Le Bouclage, roman, Paris-Lausanne, Fallois/L’Âge d’Homme, 1990. 588 p.
La Trinité du Mal, ou Réquisitoire pour servir au procès posthume de Lénine, Trotsky, Staline, Paris-Lausanne, Fallois/L’Âge d’Homme, 1991. 117 p.
La Chambre meublée, roman, Lausanne, L’Âge d’Homme, 1991. 166 p.
La Bête et le Venin ou la Fin du Communisme, Paris-Lausanne, Fallois/L’Âge d’Homme, 1992. 168 p.
Vladimir Krasnoïe Solnychko/Vladimir le soleil radieux, illustration Paul Teng, bande dessinée, Saint-Pétersbourg, Lombard, 1992. (Prix de la bande dessinée chrétienne 1992).
Les Faux Tsars, roman, Paris-Lausanne, Fallois/L’Âge d’Homme, 1992. 480 p.
Œdipe, théâtre, Lausanne, L’Âge d’Homme, 1993. 71 p.
Le Berkeley à cinq heures, roman, Paris-Lausanne, Fallois/L’Âge d’Homme, 1993. 281 p. (Prix de la Ville d’Asnières 1994).
Alexandra, roman en collaboration avec Jacqueline Dauxois, Paris, Albin Michel, 1994. 523 p.
Peau-de-bique, récit, Paris, Hachette, 1994. 252 p.
Alexandre Nevsky, illustrations Paul Teng, bande dessinée, Bruxelles, Le Lombard, 1995.
Théâtre I : L’Interrogatoire - Le Réquisitoire, Lausanne, L’Âge d’Homme, 1995. 125 p.
Le Grand Tsar Blanc, roman, Paris-Lausanne, Fallois/L’Âge d’Homme, 1995. 402 p.
Lecture des évangiles selon saint Luc et sait Marc, Lausanne, L’Âge d’Homme, 1996. 234 p.
La Crevasse, roman, Paris-Lausanne, Fallois/L’Âge d’Homme, 1996. 178 p.
Chroniques angéliques, Paris-Lausanne, Fallois/L’Âge d’Homme, 1997. 345 p.
Il y a longtemps mon amour, roman, Paris-Lausanne, Fallois/L’Âge d’Homme, 1999. 156 p.
Petite Histoire de la Désinformation, essai, Paris, Le Rocher, 1999. 289 p.
Désinformation: flagrant délit, essai, Paris, Le Rocher, 1999. 149 p.
L’Enlèvement, roman, Paris, Le Rocher, Paris 2000. 509 p.
Manuel du politiquement correct, essai, Paris, Le Rocher, 2001. 175 p.
Opération Barbarie, roman suivi d’une postface, Paris, Les Syrtes, 2001. 233 p.
La Garde des ombres, souvenirs, Paris-Lausanne, Fallois/L’Âge d’homme, 2001, 214 p.
Conte d’Ivan le Nigaud, de la belle Vassilissa et du carrefour magique, illustré par Dragan Bosnić, Lausanne, L’Âge d’Homme, 2001. 55 p.
Désinformations par l’image, album, Paris, Le Rocher, 2001. 127 p.
Charme slave, théâtre, Paris, L’Âge d’Homme, 2002. 126 p.
Le Contrat, roman, Paris, Le Rocher, 2002. 193 p.
La Grenade, roman, Paris, Les Syrtes, 2002. 94 p.
Pourquoi je suis moyennement démocrate, essai, Paris, Le Rocher, 2002. 100 p.
Le Complot, roman, Paris, Le Rocher, 2003. 434 p.
Lecture de l’évangile selon saint Jean, Lausanne, L’Âge d’Homme, 2004. 276 p.
L’Hôte du pape, roman, Paris, Le Rocher, 2004. 334 p.
Pourquoi je serais plutôt aristocrate, Paris, Le Rocher, 2004. 250 p.
Les Orphelins du Tsar, roman, Paris, Le Rocher, 2005. 290 p.
Le tortionnaire, roman, Paris, Le Rocher, 2006. 292 p. (posthume).
L’Hôte du pape, théâtre, Paris, Le Rocher, 2006. 127 p. (posthume)
La désinformation vue de l’Est, Paris, Le Rocher, 2007. 140 p. (posthume).
Douce orthodoxie, Lausanne, L’Âge d’Homme, 2011. 215 p. (posthume).